Batch cooking du dimanche : 5 dîners de famille en 2 heures chrono

Avatar de Sophie Marchal

·

6 min de lecture

Avec trois enfants qui rentrent affamés à des heures différentes, j’ai fini par accepter une chose : improviser le dîner tous les soirs, c’est ce qui m’épuisait le plus. Depuis deux ans, je consacre deux heures chaque dimanche après-midi au batch cooking, cette méthode qui consiste à cuisiner à l’avance plusieurs repas de la semaine en une seule session. Voici comment j’organise mon dimanche pour sortir cinq dîners familiaux prêts à réchauffer.

Le principe du batch cooking, en une phrase

Le batch cooking repose sur la mutualisation des tâches : on épluche tous les légumes d’un coup, on fait cuire deux plats en même temps au four et sur la cuisinière, et on répartit le tout dans des contenants individuels ou familiaux. Selon la définition qu’en donne Wikipédia, il s’agit d’une méthode de préparation culinaire en lot, popularisée pour réduire le temps passé en cuisine en semaine tout en limitant le gaspillage alimentaire.

Ma liste de courses type pour cinq dîners

Avant de commencer, je prépare tout sur le plan de travail : c’est ce qui fait gagner le plus de temps le jour J. Pour la semaine, je prévois généralement une base de légumes de saison (courge butternut, carottes, poireaux), des légumineuses (lentilles corail, pois chiches), une ou deux viandes ou poissons, et des féculents variés (riz, semoule, pâtes).

Le planning du dimanche après-midi, heure par heure

Horaire Ce que je fais Astuce
14h00 – 14h20 Épluchage de tous les légumes de la semaine, découpe en une seule fois Une planche par type de légume pour ne pas s’y perdre
14h20 – 14h40 Préchauffage du four à chaleur tournante à 200 °C, enfournement du gratin de courge butternut et d’un rôti ou des cuisses de poulet sur une autre plaque La chaleur tournante permet de cuire deux plats en même temps sans mélanger les odeurs
14h40 – 15h15 Pendant la cuisson au four, préparation du dahl de lentilles corail sur la cuisinière (les lentilles corail cuisent en 15-20 minutes sans trempage) On peut y ajouter du lait de coco pour une version plus gourmande
15h15 – 15h35 Cuisson d’un féculent neutre (riz ou semoule) pour accompagner deux des repas Cuire un grand volume d’un coup, il se réchauffe très bien
15h35 – 15h50 Sortie du four, répartition des plats dans les bocaux et boîtes Laisser tiédir avant de fermer pour éviter la condensation
15h50 – 16h00 Étiquetage et rangement au réfrigérateur ou au congélateur Noter la date sur chaque contenant

Les cinq dîners qui sortent de cette session

  1. Gratin de courge butternut, râpée ou en petits cubes, gratinée au four avec un peu de crème et de fromage râpé : un classique que même mon petit dernier en maternelle accepte de manger.
  2. Dahl de lentilles corail aux épices douces (cumin, curcuma), servi avec le riz cuit en amont : un plat végétarien complet qui plaît aussi bien à ma collégienne qu’à mon ado.
  3. Poulet rôti effiloché accompagné de légumes racines cuits au four en même temps que le gratin.
  4. Une version « restes assemblés » : le riz du dimanche revisité avec des légumes sautés à la poêle en 10 minutes.
  5. Une soupe de légumes mixée avec les épluchures et fanes récupérées, parfaite pour un soir où tout le monde a envie de léger.

Comment je conserve tout ça

Je répartis systématiquement les plats dans des bocaux Le Parfait à joint en caoutchouc pour tout ce qui va au réfrigérateur (dahl, soupe, légumes cuits) : ils ferment hermétiquement, se lavent au lave-vaisselle et permettent de voir en un coup d’œil le contenu, ce qui évite les « c’est quoi ça au fond du frigo » du jeudi soir. Pour ce qui part au congélateur, je préfère des boîtes rectangulaires empilables, plus pratiques à ranger dans un petit congélateur. Le gratin de courge, lui, se congèle très bien une fois refroidi, dans son propre plat filmé.

Combien de temps ça se conserve

  • Au réfrigérateur : 3 à 4 jours pour les plats cuisinés à base de légumes ou de légumineuses, un peu moins pour la volaille (2 à 3 jours).
  • Au congélateur : jusqu’à 2-3 mois pour le dahl et le gratin, en évitant les plats à base de crème fraîche qui se dénaturent un peu à la décongélation.

Le site mangerbouger.fr, porté par le Programme National Nutrition Santé, rappelle qu’un plat déjà cuisiné doit être refroidi rapidement avant d’être placé au réfrigérateur, et qu’il est préférable de le consommer dans les 3 jours pour limiter les risques liés à la conservation.

Ce que ça change vraiment dans la semaine

Le vrai bénéfice n’est pas seulement le temps gagné en semaine, c’est la charge mentale en moins : je n’ai plus à me demander chaque soir « qu’est-ce qu’on mange ». Le dîner devient une simple étape de réchauffage, 10 minutes montre en main, pendant que je m’occupe des devoirs ou du bain. Les soirs de sport ou d’activités, c’est particulièrement précieux : plus besoin d’improviser entre deux trajets.

Les erreurs que j’ai faites au début

La première fois, j’avais voulu préparer sept dîners différents et j’ai fini le dimanche soir épuisée, avec une cuisine à ranger pendant une heure. Depuis, je me limite à cinq préparations avec des bases qui se recoupent (le riz sert deux fois, les légumes racines aussi), ce qui réduit à la fois le temps de préparation et la vaisselle. J’ai aussi appris à ne pas batch-cooker les pâtes ni les féculents trop à l’avance : ils se réchauffent moins bien que le riz ou la semoule et perdent en texture.

Si le batch cooking vous tente mais que le dimanche vous semble déjà trop chargé, rien n’empêche de commencer petit et de déléguer certaines tâches aux enfants : éplucher, mélanger, étiqueter les bocaux, ce sont des gestes que même ma collégienne aime bien faire avec moi, un bon moyen de les impliquer sans qu’ils s’en rendent compte (plus de pistes du côté de la rubrique famille & enfants). Et pour les jours où même réchauffer semble insurmontable, j’ai regroupé quelques astuces d’organisation générale dans la rubrique vie pratique du site.


Avatar de Sophie Marchal

À lire aussi